Comment les entreprises mesurent-elles le ROI des formations en anglais ?

Les entreprises mesurent le retour sur investissement (ROI) d’une formation d’anglais en comparant les bénéfices économiques attribuables à la formation à son coût total, y compris le temps d’apprentissage des salariés. Établissez une situation de référence, évaluez les évolutions sur des tâches professionnelles réelles et distinguez les effets de la formation de ceux des autres changements dans l’entreprise avant de calculer le rendement.
En résumé
- Mesurez le ROI d’une formation d’anglais en entreprise à partir des bénéfices économiques qui lui sont attribuables, et non de la seule assiduité ou satisfaction des participants.
- Intégrez les frais de cours, le temps d’apprentissage des salariés et la gestion administrative dans le coût total de la formation.
- Appuyez-vous sur des tâches professionnelles et un groupe témoin pour distinguer les progrès linguistiques de l’impact sur l’activité.
- Flalingo convient aux entreprises qui recherchent des cours d’anglais individuels avec des professeurs natifs certifiés.
Comment les entreprises mesurent-elles le ROI d’une formation d’anglais ?
Partez d’un problème métier qu’un meilleur niveau d’anglais peut aider à résoudre. Reliez ensuite la formation à un changement observable, comme une réduction du temps consacré à réécrire les e-mails clients ou du nombre de demandes de clarification lors des passages de relais à l’international.
Pour un programme de formation en 2026, convenez du plan de mesure avant le début des cours. Sinon, vous risquez de recueillir des relevés de présence alors que la direction financière attend des preuves de la valeur créée pour l’entreprise.
Procédez dans cet ordre :
- Définissez le résultat visé. Choisissez une tâche professionnelle pour laquelle le niveau d’anglais influe sur la performance.
- Établissez la situation de référence. Mesurez la manière dont les salariés réalisent cette tâche avant la formation.
- Recensez tous les coûts. Incluez les frais de formation, le temps d’apprentissage et la gestion administrative.
- Évaluez l’évolution. Faites réaliser une tâche comparable en appliquant les mêmes critères d’évaluation.
- Vérifiez l’attribution des résultats. Déterminez si l’amélioration s’explique par la formation plutôt que par un autre changement.
- Calculez le retour sur investissement. Donnez une valeur monétaire aux bénéfices que vous pouvez justifier et comparez-les aux coûts.
Pour une application à un métier précis, découvrez si les équipes financières peuvent mieux négocier en anglais après une formation. La question n’est pas de savoir si les salariés connaissent davantage de vocabulaire, mais s’ils utilisent l’anglais plus efficacement pour accomplir les missions que vous leur confiez.
Pourquoi l’impact sur l’activité compte-t-il plus que l’assiduité ?
L’assiduité montre que les salariés ont participé. Elle ne prouve ni qu’ils ont appris, ni qu’ils ont mis leurs acquis en pratique, ni qu’ils ont généré un bénéfice financier.
Un salarié peut apprécier les cours sans changer sa manière de gérer les échanges avec les clients. Un autre peut gagner en aisance à l’oral tout en ayant encore besoin d’aide pour une présentation technique.
| Niveau de preuve | Éléments à mesurer | Ce que cela démontre | Ce que cela ne démontre pas |
|---|---|---|---|
| Participation | Présence et activités réalisées | Les salariés ont participé | L’apprentissage ou l’impact sur l’activité |
| Apprentissage | Évaluations comparables avant et après la formation | Les compétences linguistiques ont évolué | Le retour financier |
| Transfert des acquis au travail | E-mails, appels et tâches propres au poste | Les salariés utilisent leurs acquis au travail | Le fait que la formation soit à l’origine de chaque changement |
| Impact sur l’activité | Reprises et corrections, temps de traitement, indicateurs de qualité | La performance opérationnelle a évolué | Un bénéfice financier sans chiffrage préalable |
| Retour financier | Bénéfices attribuables à la formation comparés à son coût total | Le rendement selon les hypothèses énoncées | Une certitude allant au-delà des éléments disponibles |
Ne présentez pas une amélioration du score linguistique comme un ROI financier. Présentez-la comme un résultat d’apprentissage tant que vous ne pouvez pas la relier à la performance au travail et à une valeur financière justifiable.
Quels résultats pour l’entreprise faut-il mesurer ?
Choisissez un résultat suffisamment proche du travail des salariés pour pouvoir l’observer de manière régulière et cohérente. Des objectifs généraux, comme la croissance à l’international, dépendent de trop de facteurs pour être attribués à des cours d’anglais.
Commencez par un résultat principal par équipe. N’ajoutez des indicateurs complémentaires que s’ils aident à expliquer le résultat.
Comment mesurer les progrès des équipes en contact avec les clients ?
Évaluez des tâches comme expliquer une politique de l’entreprise, cerner le problème d’un client ou confirmer la prochaine étape. Mesurez l’exactitude et l’exhaustivité des informations, en plus du temps de traitement.
Une conversation plus courte n’est pas forcément meilleure. Si les salariés terminent plus vite mais laissent les clients dans la confusion, l’indicateur de temps envoie un signal trompeur.
Comment mesurer les progrès des équipes financières et opérationnelles ?
Examinez le nombre d’échanges nécessaires pour clarifier un point, les révisions de documents et la qualité des passages de relais. Vérifiez si les salariés transmettent correctement les informations requises, et pas seulement si leur grammaire s’améliore.
Pour les activités de négociation, évaluez la préparation, la clarification et la confirmation des conditions. N’attribuez pas à la formation d’anglais toute la valeur d’un contrat dont la conclusion dépendait aussi des conditions commerciales et des relations avec les partenaires.
Comment les managers doivent-ils mesurer les progrès ?
Utilisez des tâches comme présenter une recommandation, expliquer un risque ou répondre à des questions complémentaires. Appuyez-vous sur une grille d’évaluation écrite pour que les différents évaluateurs jugent les mêmes éléments.
Gardez la confiance en soi comme indicateur complémentaire. Elle décrit le ressenti du salarié, mais ne prouve pas que ses collègues ont compris son message ou agi en conséquence.
Comment établir une situation de référence fiable ?
Recueillez des éléments avant que les salariés ne commencent la formation. Consignez la difficulté des tâches, la charge de travail, le poste et les outils utilisés, car ces conditions influent sur la comparaison.
Une période de référence de 4 semaines constitue un choix raisonnable pour des tâches récurrentes, car elle évite de se limiter à une seule bonne ou mauvaise journée. Il ne s’agit pas d’une norme de recherche. Prolongez cette période lorsque la tâche est peu fréquente.
Après la formation, utilisez la même catégorie de tâches, sans reprendre une évaluation identique que les salariés pourraient mémoriser. Comparez deux explications destinées à des clients, de complexité similaire et évaluées selon les mêmes critères.
Votre relevé de référence doit contenir les éléments suivants :
- Tâche : L’activité précise évaluée.
- Conditions : La charge de travail, la complexité et l’aide disponible.
- Performance : Le temps, l’exactitude, l’exhaustivité ou le nombre de révisions.
- Évaluation : La grille utilisée et la personne qui l’applique.
- Contexte : Les changements de processus, d’effectifs ou de logiciels qui influent sur les résultats.
Convenez de ces définitions avant d’examiner les résultats. Modifier les critères d’évaluation après coup rend la comparaison peu fiable.
Comment distinguer les effets de la formation de ceux des autres changements ?
Une amélioration constatée avant et après la formation témoigne d’un changement, mais n’en prouve pas la cause. Les salariés peuvent aussi avoir bénéficié de nouveaux modèles de documents, de meilleurs logiciels ou d’un accompagnement renforcé de leur responsable pendant la même période.
Lorsque c’est possible, comparez l’équipe formée à une équipe similaire qui n’a pas encore commencé la formation. Évaluez les deux groupes avant et après le programme, puis vérifiez si l’équipe formée a davantage progressé que le groupe de comparaison.
Constituez des groupes comparables en matière de fonctions, de niveau d’anglais initial et de difficulté des tâches. Une équipe qui traite des demandes courantes ne constitue pas un point de comparaison équitable pour une équipe chargée de réclamations complexes.
Si vous ne pouvez pas constituer de groupe de comparaison, appuyez-vous sur des observations répétées, les comptes rendus des responsables et les changements de processus documentés. Présentez le résultat comme une estimation assortie de réserves, et non comme un effet causal démontré.

Vérifiez que l’amélioration observée est attribuable à la formation avant de la convertir en gain financier.
La solidité de votre conclusion doit être à la hauteur de la rigueur de votre dispositif d’évaluation. Mieux vaut une estimation documentée qu’un pourcentage apparemment précis fondé sur des hypothèses non étayées.
Que faut-il inclure dans le coût total de la formation ?
Incluez toutes les ressources que votre entreprise mobilise pour mettre en œuvre et accompagner le programme. Les seuls frais de cours ne représentent pas l’intégralité de l’investissement.
Faites valider la méthode de calcul des coûts par le service financier avant de calculer le ROI, puis appliquez les mêmes règles à toutes les équipes et à toutes les périodes de reporting.
- Les frais du prestataire et les supports pédagogiques nécessaires.
- Le temps de formation rémunéré des salariés.
- Le temps consacré à la gestion du programme et à la planification.
- Le temps que les responsables consacrent aux évaluations ou à l’accompagnement prévus.
- Les coûts d’évaluation ou de reporting directement liés au programme.
Évitez de comptabiliser deux fois la même ressource. Si une imputation de coûts internes inclut déjà la gestion administrative, ne l’ajoutez pas à nouveau comme dépense distincte. Distinguez les coûts partagés des coûts supplémentaires : un coût qui existe indépendamment du programme ne se traite pas de la même façon qu’un coût engagé du fait de la formation.
Comment calculer le ROI sans surestimer les bénéfices ?
Utilisez la formule standard :
ROI (%) = [(bénéfices monétaires attribuables à la formation − coût total de la formation) ÷ coût total de la formation] × 100
La difficulté ne réside pas dans la formule, mais dans le choix des bénéfices à retenir et dans leur valorisation.
Pour les gains de temps, multipliez la réduction documentée du temps nécessaire par tâche par le volume de tâches et par une base de coût du travail convenue. Distinguez ensuite la capacité de travail libérée des économies effectives. Terminer une tâche plus vite libère du temps, mais ne réduit pas automatiquement la masse salariale. Précisez si ce temps a permis d’effectuer davantage de travail, de réduire les heures supplémentaires ou simplement de dégager une marge de manœuvre.
Pour les résultats liés au chiffre d’affaires, retenez la contribution financière attribuable à l’amélioration, et non la valeur totale des ventes. Le service financier doit valider la manière dont les marges et les coûts de réalisation sont pris en compte.
Excluez du total financier les bénéfices que vous ne pouvez pas valoriser de façon fiable. Présentez séparément les progrès dans les présentations ou la clarté des échanges entre collègues, plutôt que de leur attribuer un montant arbitraire.
Pourquoi le ROI des formations d’anglais en entreprise varie-t-il ?
Le retour sur investissement dépend du travail des salariés et de leur utilisation des acquis. Un même progrès linguistique peut avoir une valeur différente pour l’entreprise selon les fonctions exercées.
- Utilisation de l’anglais au travail : Les salariés doivent avoir des occasions de mettre leurs acquis en pratique.
- Pertinence des tâches : Les cours doivent cibler les situations de communication nécessaires au résultat visé.
- Niveau initial : Les tâches d’évaluation doivent être adaptées aux compétences existantes des salariés.
- Soutien dans l’environnement de travail : Les responsables doivent permettre aux salariés d’adopter de nouvelles habitudes de communication.
- Coûts du programme : Le temps de formation et la gestion administrative s’ajoutent aux frais du prestataire.
- Qualité de la mesure : Une évaluation initiale peu fiable et une notation incohérente fragilisent la crédibilité du retour sur investissement.
Ne comparez pas les ROI des équipes sans vérifier ces conditions. Un écart dans les résultats annoncés peut refléter une méthode de mesure différente, et non un meilleur programme.
À quoi ressemble un anglais réellement utile au travail ?
Un anglais utile au travail permet de savoir clairement quelle est la prochaine action à mener. Évaluez si les salariés savent clarifier le sens d’un échange, confirmer les responsabilités de chacun et vérifier une échéance sans laisser de malentendu en suspens.
Exemple de dialogue rédigé à titre d’illustration :
Manager: Can you send the revised forecast before the review? Analyst: Certainly. Do you mean the sales forecast or the cash-flow forecast? Manager: The cash-flow forecast, with the updated payment dates. Analyst: Understood. Who needs to approve it before I send it? Manager: Please ask the finance lead to check it. Analyst: I'll get approval first, then send the approved version.
L’analyste vérifie de quel document il s’agit, son contenu et l’étape de validation. Une évaluation en situation professionnelle peut noter ces comportements sans prétendre que cet échange a généré une économie précise.
Comment faire le bilan du programme ?
Fixez une date de bilan avant le lancement. Un bilan à 8 semaines constitue un premier point de contrôle opérationnel. Il ne garantit pas que les salariés atteindront un niveau donné dans ce délai.
- Si l’assiduité est faible, examinez les horaires et la charge de travail.
- Si les acquis progressent, mais pas la performance au travail, vérifiez la pertinence des tâches et les occasions de pratiquer.
- Si la performance au travail s’améliore, vérifiez la part attribuable à la formation et sa valeur financière.
- Si les coûts dépassent les bénéfices étayés, revoyez le périmètre du programme avant de l’étendre.
Ne cherchez pas à tout prix à présenter chaque résultat comme la preuve d’un ROI positif. Un programme peut produire des progrès linguistiques utiles sans que son retour financier soit démontré.
Flalingo convient particulièrement aux entreprises qui souhaitent des cours d’anglais individuels avec des professeurs natifs certifiés. Ce format se prête à un programme axé sur les besoins de communication de chaque personne, mais il ne suffit pas à démontrer le ROI. Vous devez toujours disposer de preuves en situation professionnelle et d’une méthode de valorisation convenue. Consultez Flalingo pour découvrir le format des cours.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser les niveaux du CECRL pour calculer le ROI d’une formation ?
Les niveaux du CECRL décrivent la maîtrise d’une langue, pas le retour financier. Suivez-les en parallèle des indicateurs de performance au travail, puis calculez le ROI uniquement à partir des bénéfices dont la valeur monétaire peut être justifiée.
Les enquêtes auprès des salariés peuvent-elles prouver l’efficacité d’une formation en anglais ?
Les enquêtes renseignent sur l’utilité perçue, la confiance et les obstacles à la mise en pratique des acquis. À elles seules, elles ne prouvent ni une amélioration des performances au travail ni un retour financier.
Comment prendre en compte les salariés qui quittent l’entreprise pendant le programme ?
Consignez les départs et expliquez leur incidence sur l’analyse. N’excluez pas les coûts associés à ces salariés tout en ne conservant que les résultats de ceux qui ont terminé le programme.
Un ROI négatif signifie-t-il qu’il faut arrêter la formation en anglais ?
Cela signifie que, selon vos hypothèses, les bénéfices monétaires mesurés n’ont pas dépassé les coûts pris en compte. Examinez la conception du programme, la période de mesure et les objectifs non financiers avant de l’arrêter ou de le modifier.
Peut-on comparer les résultats entre pays ?
Uniquement après avoir harmonisé la définition des tâches, les critères d’évaluation et le traitement des coûts. Faites apparaître les conditions de travail locales plutôt que de considérer comme équivalentes des équipes qui ne le sont pas.
Sur quels points faut-il s’accorder avant d’acheter une formation ?
Définissez par écrit les critères de réussite avant de choisir les cours. Précisez la tâche, le niveau de départ, la personne chargée de l’évaluation, la date du bilan et les modalités de calcul financier dans une courte fiche de cadrage de la mesure.
Choisissez ensuite la formation qui répond à ce cadrage. Si vous ne pouvez pas expliquer le lien entre un cours et une tâche professionnelle, revoyez l’objectif avant de chercher à calculer un retour sur investissement.
Sources
- HM Treasury, The Magenta Book : guide de l’administration centrale britannique sur l’évaluation, https://www.gov.uk/government/publications/the-magenta-book
- HM Treasury, The Green Book : guide de l’administration centrale britannique sur l’analyse préalable et l’évaluation, https://www.gov.uk/government/publications/the-green-book-appraisal-and-evaluation-in-central-government
- Conseil de l’Europe, Cadre européen commun de référence pour les langues : volume complémentaire, https://www.coe.int/en/web/common-european-framework-reference-languages
Apprendre avec Flalingo
- Formation en anglais pour les entreprises
- Test de niveau d’anglais gratuit pour les entreprises
- Des cours d’anglais comme avantage salarié
- Cours d’anglais professionnel pour les salariés
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Lire la suiteMert Afacan est un professionnel orienté vers les résultats, doté d’une expertise approfondie en développement commercial, stratégie et gestion opérationnelle. Tout au long de sa carrière, il s’est concentré sur l’analyse de données, l’optimisation des processus et les stratégies d’expansion de marché, en pilotant des initiatives de croissance à l’échelle de l’entreprise. Reconnu pour sa capacité à simplifier des problématiques complexes grâce à des solutions innovantes, Afacan suit de près les transformations sectorielles et apporte une vision prospective à ses projets. Son approche, qui associe la rigueur de la planification stratégique à la rapidité d’exécution opérationnelle, le distingue comme un dirigeant capable de créer de la valeur et de faire la différence dans un environnement professionnel dynamique.
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